"Le 28 octobre 1874, Victor Smith interroge Nannette : "comment vit-on à
Sainte-Eulalie", mais aussi "où l'on dit des contes - saison - lieu - occasion ?" [...]
A la seconde question, Nannette Lévesque répond ainsi :
Les
contes on les apprend en gardant, des bergères. A la veillée, le jour. Les
maîtres les racontent aux filles louées affermées. Et quand on les sait, on les
apprend aux autres."
pp. 15-16.
15 oct 1872, Victor Smith note :
"Elle sait le Stabat mater en latin, elle m'offre de le chanter". [...]
En
octobre 1874, alors qu'il cherche à enregistrer l'ensemble du répertoire de
Nannette Lévesque, il note : "Nannette sait la prière que lui ont apprise son
père et sa mère, le Stabat mater que lui a appris une voisine, les actes de sa
première communion que lui a appris son curé. Elle n'a rien oublié de cela. Elle
ne peut lire une seule lettre. La mémoire seule a agi chez elle."
p.
555
Extraits tirés de l'ouvrage : "Nannette Lévesque conteuse et
chanteuse du pays des sources de la Loire"
Edition établie par Marie-Louise
Tenèze et Georges Delarue.
Gallimard, 2000.

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