lundi 23 juillet 2012

elle m'offre de le chanter



"Le 28 octobre 1874, Victor Smith interroge Nannette : "comment vit-on à Sainte-Eulalie", mais aussi "où l'on dit des contes - saison - lieu - occasion ?" [...]




 
A la seconde question, Nannette Lévesque répond ainsi :
Les contes on les apprend en gardant, des bergères. A la veillée, le jour. Les maîtres les racontent aux filles louées affermées. Et quand on les sait, on les apprend aux autres."
pp. 15-16.

15 oct 1872, Victor Smith note : "Elle sait le Stabat mater en latin, elle m'offre de le chanter". [...]

En octobre 1874, alors qu'il cherche à enregistrer l'ensemble du répertoire de Nannette Lévesque, il note : "Nannette sait la prière que lui ont apprise son père et sa mère, le Stabat mater que lui a appris une voisine, les actes de sa première communion que lui a appris son curé. Elle n'a rien oublié de cela. Elle ne peut lire une seule lettre. La mémoire seule a agi chez elle."
p. 555

Extraits tirés de l'ouvrage : "Nannette Lévesque conteuse et chanteuse du pays des sources de la Loire"
Edition établie par Marie-Louise Tenèze et Georges Delarue.
Gallimard, 2000.

dimanche 22 juillet 2012

Arron, Aaron, Allons

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il y a des panneaux invisibles qui indiquent le chemin :

   petit soleil sur l'épaule à l'est

   grand vent qui pousse dans le dos de la maison

   chats en désordre dans la cour

   soleil rasant dans le silence du soir 



certains passent à travers sans les voir

d'autres les repèrent au premier coup d’œil

et se laissent guider jusque là



ici des choses des mots

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Espinguet

Amoulouner

Araignée blanche-farine poilue 7mm

Clinèu


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